l'immédiate
journal d'O.

 

 

le pays

28.09.03

il faut que je m'en aille. les forêts sombres m'appellent. je voudrais le Pavin. je voudrais la lumière au matin sur les puys, les chemins de terre fraîche, je voudrais l'air piquant et l'odeur des sous-bois, la chaleur des chevaux avec la pluie drue qui tombe, tous mes cerfs-volants lancés du plus haut des sommets et qui se teintent de rouge dans le soleil mourant, la poussière des volcans, mes désirs éclatés. j'ai besoin de silence. il reste des endroits comme des plages dans le temps où le temps se suspend. il reste des refuges. des maisons de pierre grise avec la lauze qui brille, avec des jardins vifs, des étoiles, des étangs comme des yeux qui s'ouvrent sous la lune. tout le reste n'est qu'un jeu. le reste s'efface déjà et je ne le retiens pas.

 

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